Chacun son langage IA ?
Créer son propre langage pour mieux travailler avec l’intelligence artificielle
Le malentendu permanent
L'intelligence artificielle a cette capacité fascinante : elle comprend (presque) tout.
Mais elle exécute exactement ce qu'on lui dit.
C’est là que les problèmes commencent.
Un mot mal choisi, une consigne ambiguë, une phrase trop vague… et la réponse part à côté.
Pas parce que l’IA est bête. Parce qu’elle est obéissante.
Chez Pixel Poule, on passe nos journées à converser avec des IA. Pour écrire, structurer, concevoir, tester, reformuler, illustrer, diagnostiquer…
Et ce qu’on a appris, c’est que la vraie puissance de ces outils dépend entièrement du langage qu’on emploie avec eux.
Pourquoi créer son propre langage IA
Le langage naturel est trop riche, trop flou, trop instable.
Dire “fais-moi un résumé clair” ou “réécris ce texte joliment”, ça ouvre la porte à mille interprétations.
Alors on a fait comme on fait toujours chez Pixel Poule :
On a écouté nos usages. On a regardé ce qui se répétait.
Et on a posé un cadre. Des repères.
Une grammaire.
Créer un langage IA, ce n’est pas de la technique.
C’est du design conversationnel. C’est structurer la manière dont on parle aux machines pour qu’elles répondent comme on le souhaite, avec constance, justesse, et précision.
C’est un peu comme donner une voix à son environnement numérique.
Quelques commandes de notre quotidien
Voici un aperçu de notre langage maison, que nous utilisons dans tous nos outils IA — de ChatGPT à Claude, en passant par notre cockpit interne.
/pixelvoice
Ton clair, posé, structuré. Pas de superlatifs, pas de bavardages. Juste ce qu’il faut, avec style.
/jsonify
Transforme une information textuelle en structure JSON simple. Parfait pour brief technique ou import/export IA.
/critique
Analyse critique sans détour. Point par point. Ce qui fonctionne, ce qui est flou, ce qui est faible.
/stepbystep
Génère une méthode en étapes, pour aider à avancer sans tout faire d’un coup.
/explainlike5
Explique comme à un enfant de 5 ans. Sans jargon, avec des images.
Chaque commande est comme une touche de raccourci.
Elle encode une attente de fond, de forme, de style. Et l’IA comprend.
Comment créer sa propre grammaire IA
Vous pouvez le faire aussi. En 4 étapes simples :
Observez vos usages
Quelles sont les actions que vous demandez souvent à une IA ?
Rédiger ? Résumer ? Générer des idées ? Clarifier un plan ? Produire une image ?
Créez des balises claires
Un mot-clé précédé d’un / ou en majuscules.
Facile à taper, facile à mémoriser.
Exemples : /recap, /rephrase, /UX, /FICHEPRODUIT, /alertesecurite, etc.
Décrivez l’intention
Ce que vous attendez exactement : le ton, le format, la structure, le rôle, le contexte.
Un bon code, c’est comme un guide d’écriture compressé.
Testez, adaptez, documentez
Gardez une trace. Mettez en place une bibliothèque interne de vos codes.
Et affinez-les au fil de vos projets.
Et après ?
Le design conversationnel, nouveau terrain de jeu
Un jour, les IA ne seront plus des boîtes de dialogue, mais des interfaces intelligentes autonomes, intégrées partout.
À ce moment-là, votre grammaire IA deviendra un patrimoine d’entreprise.
Une ressource aussi précieuse que vos gabarits, vos maquettes ou votre charte graphique.
Chez Pixel Poule, on pense que la façon dont vous parlez à vos outils est aussi stratégique que la façon dont vous parlez à vos clients.
Alors autant s’y mettre maintenant.
Et vous, comment parlez-vous aux machines ?
Vous pouvez continuer à demander “fais-moi un joli texte”.
Ou vous pouvez dire :
/pixelvoice
Et obtenir exactement ce que vous attendiez.