Un été de développement IA, trois constats pour la rentrée
Des agents documentaires livrés à des organisations à forte densité réglementaire, du matériel de formation refait, et une hypothèse de départ qui n’a pas tenu.
<p>L’été a été consacré au développement d’agents RAG. Le terme est technique, la fonction ne l’est pas : il s’agit de systèmes branchés en continu sur l’ensemble du fonds documentaire d’une organisation, qui suivent les versions en vigueur, respectent les droits d’accès déjà en place et conservent la trace de ce qui a été consulté et cité.</p><p>Ce n’est pas un assistant dans lequel une personne dépose quelques fichiers le temps d’une conversation. C’est une pièce d’infrastructure, avec les exigences qui vont avec.</p><p>Les mandats concernaient des milieux où la documentation est volumineuse, réglementée et mise à jour sans arrêt : recherche, prévention, milieu juridique. Une partie de ce travail se fait avec l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail.</p><p>L’été a aussi servi à refaire une bonne partie du matériel de formation. Un support pédagogique écrit il y a douze mois décrit un état de la technique qui n’existe déjà plus.</p><p>Trois constats en sont sortis. Ils ne sont pas propres à ces mandats, et ils valent probablement pour la plupart des organisations qui envisagent ce type de projet.</p><h2>Le corpus compte plus que le modèle</h2><p>Ces projets ont été abordés en pensant que le choix du modèle serait la décision structurante. C’est la question qui revient en premier dans toutes les discussions, et c’est celle qui devait mobiliser le plus de temps.</p><p>L’hypothèse n’a pas tenu. Un corpus bien structuré, à jour et correctement délimité donne de meilleurs résultats avec un modèle ordinaire qu’un corpus en désordre avec le modèle le plus récent.</p><p>La majeure partie du travail utile se situe avant la première ligne de code : comprendre quels documents font autorité, lesquels sont périmés, lesquels se contredisent, et comment une équipe cherche réellement une information quand elle en a besoin. Ce travail ressemble davantage à de l’archivistique qu’à de l’informatique.</p><h2>Un agent utile sait dire qu’il n’a rien trouvé